Le Meix Gagnard
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Le Meix Gagnard propose :

  • 4 chambres d’hôtes de très grand confort
  • 1 gîte rural spacieux et très lumineux

Le tout est aménagés dans une vieille ferme du XVIII ème siècle.

Cette propriété de 13 000 m² d'arbres et de verdure, située à une trentaine de kilomètres de Beaunes et de Châlon sur Saône accueille les amoureux de randonnées, de pêche et de chasse et les amateurs de bonnes tables.

Vous apprécierez le calme de ce havre de paix, sur les transats, à l'ombre des saules et serez bercés par le doux murmure du vent dans les arbustes et le chant des oiseaux.

Qu'est-ce qu'un Meix ?

Maix ou meix viennent du mot latin maneo/manare signifiant demeurer. Ce mot latin a évuluer, toujours en latin vers " mansum". Le vieux Français en a ensuite hérité devenant les mots "mès" et "mas" signifiant demeure, mais à prendre dans le sens large (maison, terrains, puits, etc.). Les mots maison et manoir dérivent de ce mot.

D'où vient le nom Gagnard ?

Le surnom "li gaaignard" fut attribué à l'un de vos ancêtres, vers le XIème, XIIème ou XIIIème siècle, à l'époque de la formation des noms héréditaires, en raison de son comportement. Le verbe ancien français "gaignier", attesté au XIIème siècle, issu du francique "waidanjan" (chercher sa nourriture), signifiait "cultiver, labourer, engendrer, ensemencer, produire, faire du profit, faire du commerce"; un "gain" était "un pâturage, une terre labourable, une récolte"; une "gaaigne" désignait "le gain, le profit en général", une "gaaignerie" qualifiait "une terre labourable, une métairie", le "gaaigneor" (gagneur) était "le laboureur, celui qui gagne, qui fait des profits". Les surnoms "wagne, gagne, gaigne, gagnoux, gaignier, gagneur, gagnadour, etc. se sont généralement appliqués à des laboureurs, à des cultivateurs, à ceux qui produisaient, faisaient du profit avec les produits de la terre.

Mais au Moyen-Age, les noms suffixés en "ard" revêtaient un caractère péjoratif. Aujourd'hui encore, cet aspect négatif se retrouve dans des mots comme pleurnichard, mouchard, clochard, etc.On peut imaginer un personnage nommé Gagnard dans les actes administratifs par la mention "Jehannes dict li gaaignard" (Jean dit le pillard) . Ce thème (gagner) est à l'origine des patronymes Gagne, Gaigne, Gagnant, Gagneur, Gagneux, Wagneux, Gagnoux, Gaignoux, Gaignier, Gagneor, Gagneron, Gagneau, Gagnepain, Gagnebien, Gagnepetit, etc.

Quelques mots d'histoire vous permettront de bien comprendre le contexte dans lequel le nom GAGNARD a évolué. Dès le Vème siècle, après la période romaine qui avait apporté le modèle des noms multiples, le christianisme triomphant, à l'instar des Francs germains, impose le système du nom unique. En attribuant un nouveau nom le jour du baptême, tels Bernard, Louis ou Victor, les chrétiens voulaient marquer une rupture avec le monde ancien et symboliser l'entrée dans un monde nouveau. Désormais, nos lointains ancêtres ne portent plus qu'un seul et unique nom, celui qu'ils ont reçu le jour de leur baptême.
Au bout de cinq siècles de cette pratique, le nom unique va se heurter à de nombreux problèmes d'homonymie dus à un essor démographique sans précédent. En effet, pendant cette période des XIème, XIIème et XIIIème siècles où se sont formés les noms de famille, la population aurait triplé. Lorsqu'une majorité d'individus portait les mêmes noms, le choix se limitait aux noms les plus illustres, notamment ceux des saints, il est alors facile d'imaginer pourquoi le système du nom unique a volé en éclats.

Pour contrecarrer ces homonymies, nos ancêtres ont naturellement fait appel aux surnoms, c'est-à-dire qu'un qualifiant complémentaire au nom de baptême vient préciser l'identité. C'est ainsi que Bernard devint Bernard le grand, Louis le pieux, Victor du mont ou Bertrand le barbu. Ces surnoms étaient tirés soit de l'aspect physique de la personne, tel "le chauve", soit de son lieu d'origine, "du chemin", soit de son métier "le boulanger", soit de ses moeurs "cornevin" (qui réclame du vin) ou tout simplement ils exprimaient une continuité du nom de baptême comme Michelin pour Michel.

Pourquoi le nom GAGNARD s'est-il fixé en nom de famille ? Ce surnom a d'abord affecté un homme, puis toute la "maisonnée". Ce nom "collait à la peau" de vos aïeux, c'était la maison "des gagneur". Et dans les actes administratifs, les rôles d'impôts, etc. qui sont à l'origine de la transmission héréditaire, les scribes notaient, s'il n'avait pas encore de surnom, l'identité de l'individu, par la mention du type "Jehannes filius Petri dict gaaignard" (Jean fils de Pierre), puis plus tard, pour faire court "Jehannes gaaignard", sous entendu "fils de". Ainsi, le surnom du père se transmet. Voilà pourquoi, quelque trente générations plus tard, vous vous appelez toujours GAGNARD et que vous êtes, en France, environ 1 100 porteurs de ce patronyme.

 

Le Meix vu du ciel

Le bâtiment acceuillant les chambres
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